34 secondes…

par le 14 mars 2019
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Ce chiffre vous aura peut-être récemment interpellé : 34 secondes. C’est le temps moyen passé par un recruteur à “étudier” votre CV, soit un temps de lecture en baisse de 27% par rapport à l’année dernière. C’est en tout cas ce qui ressort du troisième baromètre annuel mené par Tilkee, une start-up spécialisée dans le “tracking” des documents.

D’autres données se font jour au travers de cette étude. On apprend ainsi que la lettre de motivation joue encore un rôle… parce qu’elle augmente de 40% le temps accordé à un profil ! Pour peu qu’elle ne soit pas truffée de fautes d’orthographe ou longue comme un jour sans pain, elle reste donc un moyen de retenir le recruteur quelques secondes de plus.

Autre enseignement intéressant : les lettres et les CV sont de plus en plus souvent lus sur un téléphone ou sur une tablette. En effet, plus du quart des candidatures sont lues par les recruteurs sur des appareils portables… On y réfléchira donc à deux fois avant de rédiger son CV en corps 9 sur 4 pages !

Enfin, 80% des candidatures seraient examinées avant le jeudi soir – et notamment le mardi – et on estime à 12 jours la durée au-delà de laquelle vous pouvez cesser d’espérer une réponse.

D’autres chiffres récents viennent compléter ces informations, et nous alerter, en tant que recruteurs ou professionnels des RH, sur les attentes des candidats en termes d’accompagnement, d’outils ou, plus simplement, de prise en considération.

Selon la deuxième vague du baromètre sur le chômage et ses impacts, réalisée par OpinionWay pour le compte de l’association Solidarités nouvelles face au chômage, plus d’un actif sur deux (55%) s’est déjà trouvé dans la situation d’accepter un emploi qui ne lui correspondait pas vraiment, pour sortir du chômage.

Des concessions faites dans plusieurs domaines et, en premier lieu, sur la rémunération : 42% d’entre eux assurent ainsi avoir revu leurs ambitions salariales à la baisse, tandis que 39% ont fait des concessions sur la nature du travail, sous-qualifié par rapport à leurs compétences.

Et ce sont surtout les femmes qui sont prêtes à faire passer certains critères au second plan, comme les conditions de travail ou la rémunération. Les plus de 55 ans cèdent également plus facilement sur cette dernière. Enfin, les cadres supérieurs et les professions intellectuelles sont plus nombreux à accepter de déménager pour retrouver du travail.

Des informations qui nous interpellent d’autant plus qu’elles sont mises en perspective avec le discours ambiant, orienté Qualité de Vie au Travail, Expérience Candidat, Marque Employeur et Métiers Passion, qui aurait tendance à nous faire oublier cette réalité, bien plus triviale.

Chez Humanae, si l’on intervient sur un marché de l’emploi globalement pénurique (l’emploi des cadres bat son plein), au sein duquel certains de nos candidats sont même en position de force pour négocier tout ou partie de leurs conditions de travail, on n’en est pas moins sensibles aux résultats de ces études.

Outre l’attention que nous portons aux attentes des candidats et au suivi de leur candidature, nous proposons un accompagnement totalement personnalisé aux personnes que nous rencontrons dans le cadre d’un recrutement, intégrant la révision du CV, la préparation de l’entretien et des conseils pour développer leur réseau personnel.
Les consultants Humanae travaillent par ailleurs en lien étroit avec un réseau composé de structures de reclassement et/ou d’accompagnement, d’associations et de cabinets d’outplacement, qui les sollicitent régulièrement sur des missions de conseil auprès de leurs candidats. Enfin, nous travaillons à la mise en place, en interne, d’ateliers dédiés aux candidats de notre réseau !

Sources : franceinfo.fr / Apec

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