Le grand saut dans une petite boîte !

par le 25 février 2019
Catégories : accompagnement Actualités Entreprises

Aujourd’hui, près de 28% des salariés français travaillent dans de grandes entreprises. Si la majorité des jeunes diplômés privilégient un poste au sein d’un grand Groupe (62%) en début de parcours, beaucoup remettent en question ce choix au cours de leur carrière, pour finalement rejoindre une petite structure.

DES OPPORTUNITES DE PROGRESSION MOINS NOMBREUSES MAIS PLUS RAPIDES EN PME

Intégrer un groupe d’envergure et de renommée apparaît souvent comme une véritable opportunité de faire ses première armes, de se créer une carte de visite et de s’initier à des process bien ancrés, dans un contexte rassurant, voire valorisant. Les grosses structures, fondées sur la culture du diplôme, favorisent en effet la mobilité interne de ceux qui manifestent l’envie d‘apprendre, et les plans de carrière, les grilles de salaires et les différents avantages qu’elles mettent en avant permettent aux collaborateurs de se projeter régulièrement sur des perspectives d’évolution.

Cependant, ces avantages ne suffisent pas toujours à combler les attentes de certains, lassés par les jeux de pouvoirs et la forte concurrence interne. Le cloisonnement des fonctions et la lenteur des process achèvent souvent de décourager les plus motivés, et entretiennent l’image de n’être qu’un maillon dans les process décisionnels. Au final, le potentiel de chacun n’est plus valorisé et beaucoup finissent par développer le sentiment d’un manque de reconnaissance.

C’est ainsi que certains décident de quitter leur fauteuil de Middle Manager au profit d’un poste en PME, accédant alors à des fonctions dirigeantes plus rapidement, forts de diplômes de grandes écoles et d’expériences internationales qui valent de l’or dans une PME. Si les opportunités y sont certes moins nombreuses, les potentiels sont plus vite repérés par les décideurs hiérarchiques, qui s’attachent d’avantage à la question du rôle qu’à celle de la place. Changer de métier en 3 mois plutôt qu’en trois ans devient alors possible ! A noter tout de même le risque, dans certaines PME familiales, de voir les postes de direction revenir plus facilement aux descendants qu’aux plus méritants…

DONNER DU SENS

La PME attire les personnes qui manifestent un désir de réalisation, de concrétisation et de considération. On remarque en effet que les salariés redéfinissent progressivement leurs priorités et cherchent à faire coïncider aspirations personnelles et ambitions professionnelles, notamment à l’approche de la quarantaine. L’envie de renouveau et la perspective d’être partie prenante de la réussite de l’entreprise animent ceux et celles pour qui le sens de la mission prime sur la stabilité et le confort.

Les « transfuges » des grandes entreprises souhaitent remettre l’humain au cœur de l’organisation, ce que permet le fonctionnement des « petites boites », grâce à un lien plus direct entre la hiérarchie et les salariés : les dirigeants y sont plus accessibles et on y constate une plus forte cohésion d’équipe. La personnalité du dirigeant fait d’ailleurs partie intégrante de la décision de rallier une structure plus petite, car elle permet de donner un visage humain à la dimension stratégique de l’entreprise.

Pour les individus en quête d’équilibre et de complémentarité dans leurs fonctions, les PME offrent par ailleurs l’opportunité de s’affranchir des lourdeurs administratives : souplesse d’actions et de décisions (les services souvent externalisés permettent un choix des prestataires plus flexible) et fluidité de la communication favorisent généralement l’efficacité – même si certaines décisions peuvent parfois être prises de façon hâtive, au nom de la réactivité.

S’ajoute à tous ces arguments l’idée que les grandes structures subissent les conséquences de facteurs extérieurs non maîtrisés par les dirigeants. Ce sentiment d’instabilité économique et sociétale incite certains « quinquas » à se tourner vers les PME (moins tributaires d’éléments extérieurs), comme une alternative aux potentielles restructurations souvent défavorables à leur tranche d’âge. Quant aux autres, ils y trouvent simplement l’occasion d’une mobilité en province et d’une amélioration de leur qualité de vie.

PERDRE EN SALAIRE MAIS DEVENIR ACTIONNAIRE

En réponses aux avantages attrayants des groupes (grilles de salaires, CE, intéressement, voiture de fonction, renommée…), les PME proposent souvent dans leur package d’accueil des entrées au capital, offrant ainsi des possibilités de rachat ou de valorisation en cas de revente et permettant d’assouvir le besoin d’appartenance et d’implication aux résultats de leurs collaborateurs. Ce phénomène est accentué par la multiplication des rachats en LBO, qui laissent envisager que bien gagner sa vie dans une PME en croissance est possible.

QUALITES REQUISES

Il est toutefois indispensable de bien connaitre ses capacités d’adaptation avant de tenter l’expérience ! Il faut également valider la compatibilité des valeurs de l’entreprise, notamment pour les individus en quête de sens dans leur démarche. Polyvalence, adaptabilité, réactivité, créativité et curiosité s’imposent par ailleurs pour une intégration réussie. Savoir être à l’écoute et se montrer capable de prendre du recul pour importer les méthodes et les outils acquis antérieurement, sans brusquer les traditions maison et sans crier trop vite à l’obsolescence des pratiques, est également primordial.

ENTRE CHOIX DE LA RAISON ET DU CŒUR, L’EQUILIBRE EST PROPRE A CHACUN

Loin des clivages stéréotypés opposant les différents modèles de structures, le juste équilibre se trouve quelque part, à la croisée de la maturité professionnelle et personnelle de chacun et du mode de fonctionnement de l’entreprise, variantes indépendamment fluctuantes…

La culture de certains grands groupes peut d’ailleurs s’apparenter à celle de PME, avec une organisation en petites unités permettant plus de réactivité, alors que des PME leaders de taille importante sont parfois organisées comme de petits groupes. A chacun, donc, d’identifier ses priorités en fonction des opportunités, pour aboutir à un épanouissement professionnel et personnel harmonieux.

HUMANAE saura vous aider à identifier les moteurs qui vous animent et à valoriser vos atouts, en fonction des perspectives qui s’offrent à vous.

Aude BILLON – Humanae

Sources :
Etude APEC « L’attractivité de l’emploi pour les jeunes diplômés »
« Grand groupes ou PME : le dilemme des jeunes diplômés » Nolwenn MOUSSET
« PME ou Grand groupe, quelle structure vous convient le mieux ?» Sophie GIRARDEAU
« Entre PME et grand groupe mon cœur balance »  Priscilla FRANKEN Cadre emploi
« L’aventure sourit aux plus audacieux » Stéphanie MOGE MASSON


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