Lyon en perspectives

par le 04 décembre 2019
Catégories : Actualités

Lyon confirmait cet automne sa position de ville la plus attractive de France pour la 3ème année consécutive, selon le Baromètre 2019 de l’attractivité des très grandes métropoles françaises (plus d’1 M d’habitants).

Déjà championne régionale des créations d’emplois en 2018, avec plus de 20 700 créations nettes de postes, Lyon brille également pour ses performances dans l’immobilier tertiaire et sa capacité d’innovation et d’accueil des entreprises. Et les chiffres sont éloquents, puisque le taux de chômage sur l’agglomération est au plus bas depuis 10 ans.

Bien que cette attractivité soit à nuancer au regard du coût élevé de l’immobilier et des efforts à fournir sur le cadre de vie, la capitale des Gaules bénéficie de la convergence de facteurs importants, tant en termes de capital humain que d’innovation ou d’attractivité pour les entreprises, auxquelles viennent s’ajouter des perspectives de développement d’infrastructures et de transports.

Une locomotive pour toute la région

Lyon fait rayonner une dynamique de développement et fait figure de moteur pour les métropoles de l’Est, sans pour autant en occulter l’attractivité. Valence arrive ainsi en tête du top 3 des agglomérations de taille moyenne pour sa connectivité et son immobilier tertiaire, et Grenoble atteint la 3ème position de ce classement grâce à ses capacités d’innovation et son cadre de vie.

Les projets menés conjointement avec Saint-Étienne, tels que l’obtention d’un label de Capitale French Tech sous la bannière « French Tech One Lyon Saint-Étienne » ou l’accord cadre de partenariat, signé cet été dans l’objectif de favoriser le développement économique et l’innovation des deux territoires, ne manqueront par ailleurs pas de porter leurs fruits à moyen terme.

Dessine-moi la ville de demain

C’est dans les projets d’immobilier tertiaire que l’agglomération s’illustre le plus visiblement et les lyonnais sont aux premières loges pour constater les transformations quotidiennes de leur cadre de vie. Après la création de l’éco-quartier de Confluence (qui se poursuit), ce sont les secteurs de Gerland et de la Part-Dieu qui se transforment.

La fresque éphémère de Kalouf sur la façade d’un immeuble en démolition du quartier de la Part Dieu / crédit E. Miller

La Part-Dieu, premier quartier d’affaires national après l’Île-de-France, accueille aujourd’hui 56000 salariés répartis dans 2 500 entreprises. A la fois cœur actif et porte d’entrée de la métropole, le quartier est depuis 40 ans moteur du rayonnement de Lyon en Europe et à l’international. Symbole de la croissance urbaine des années 1970, c’est aujourd’hui le second quartier tertiaire français mais aussi un centre névralgique de première importance, comprenant la première gare de correspondance en Europe. Victime du vieillissement de ses infrastructures, la Part Dieu a entamé une mutation en profondeur et devient la vitrine de la ville de demain.

La Tour InCity, livrée en mars 2016, est, avec ses 200 mètres de hauteur, la plus haute de Lyon, devant la tour Part-Dieu et la tour Oxygène, et la 3e plus haute de France, derrière la tour First à la Défense et la tour Montparnasse. C’est aussi la première tour Haute Qualité Environnementale de centre-ville en France. La Tour Silex2, comportant logements et bureaux, est sortie de terre début 2018 et devrait être livrée en fin d’année prochaine. En 2022, la tour To-Lyon (170m) représentera un nouveau signal dans le paysage urbain lyonnais : pensé comme un symbole de la mixité urbaine en fédérant diverses fonctions (commerces, services, tertiaire, hôtellerie), l’édifice a vu sa première pierre posée à la rentrée 2019. A terme, une gare deux fois plus grande et à l’ergonomie repensée, des espaces publics aérés et des services de proximité.

Innover pour mieux rayonner

Biotechnologie, recherche médicale, industrie de pointe… Les projets innovants mûrissent également et illustrent une dynamique de territoire axée sur la collaboration et la mutualisation. Les dépenses de R&D réalisées en Rhône-Alpes sont comparables à celles de la Finlande, du Danemark ou des régions de Madrid et Barcelone, et représentent pas moins de 12% du budget R&D national

Fin 2019, grâce à un appel à projets unique en Europe conduit par l’ »Appel des 30 ! », les acteurs industriels locaux devraient bénéficier des 35 000 m² de panneaux de la centrale solaire, déployée par la PME Terre et Lac. L’usine photovoltaïque en question disposera de 7 centrales pour une puissance de 6,5 MégaWatts et une production annuelle de 7 GigaWatts, soit la consommation d’environ 1 600 foyers. Les panneaux équiperont six sites industriels et cette production solaire permettra de préserver la région lyonnaise de l’émission de 709 tonnes annuelles de CO2

La fintech (technologie appliquée au secteur financier) n’est pas en reste. Le B612, plateforme d’incubation / accélération domiciliée à Lyon Confluence et Grenoble et dédiée aux start-up de la fintech, évalue aujourd’hui à une cinquantaine le nombre de ces dernières dans l’écosystème lyonnais. Pour son directeur, Cédric Nieutin, la région lyonnaise est amenée à prendre de l’ampleur dans ce secteur particulièrement porteur, et ce notamment grâce à l’arrivée progressive de fonds d’investissement et à l’accompagnement des banques.

L’enjeu sera, à l’approche des élections municipales, d’envisager un avenir qui conjugue le maintien d’une économie ambitieuse, un espace public repensé en terme de circulation et de cohabitation, et la prise en compte des grands enjeux du Développement durable…

 

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